Malgré une étymologie qui fait de Neuvic un « nouveau bourg » (novus vicus, en latin), l’histoire de la  cité est ancienne. Il semblerait que celle-ci soit issue d’un déplacement de population. En tout cas, Neuvic est connu depuis le XIè-XIIè siècles comme une cité dépendant du vicomté de Ventadour, au château impressionnant, et au renom littéraire prestigieux, lié aux troubadours médiévaux.

Neuvic a ses fortifications, dont les vestiges se devinent encore dans la plus ancienne rue, ses portes d’entrée, son église, remaniée au XVè après les destructions de la guerre de Cent Ans. Le bourg a aussi sa charte de franchises.
Au milieu du XIXè siècle, Neuvic se signale par la présence d’une ferme-école, élément local d’un système d’enseignement agricole voulu par la IIè République et qui sera la base du lycée agricole. Cet enseignement se complète avec la création d’une Ecole Pratique d’Artisanat Rural, qui rééduque des mutilés de guerre au lendemain de la Première Guerre Mondiale et qui sera la base du lycée d’enseignement professionnel.

HENRI QUEUILLE (1884-1970)

 

La notoriété de Neuvic demeure étroitement liée à l’œuvre et à l’héritage d’Henri Queuille, (1884-1970) enfant de la cité, élu local précoce, maire de Neuvic de 1912 à 1965 et homme d’Etat au parcours brillant, jusqu’ au sommet de l’Etat. Sous les IIIème et IVème républiques, Henri Queuille est un homme d’État dont l’œuvre est considérable. Maintes fois ministre, président par intérim du gouvernement d’Alger, trois fois président du Conseil et membre de tous les gouvernements de 1948 à 1954, il n’a jamais oublié ses racines. Profondément attaché à sa commune, il en a fait un pôle d’enseignement technique et agricole de renommée nationale, un pôle touristique important tout en embellissant sa cité.
L’oeuvre nationale d’Henri Queuille ne se sépare pas de son action locale, qui a façonné le visage de la commune et continue à orienter son destin : aménagement hydro-électrique de la Dordogne, embellissement du bourg, équipements scolaires, création du lac artificiel de la Triouzoune et d’une station verte de vacances, qui était alors la première et longtemps la seule de la région, etc.
Au fil des années, les municipalités successives se sont efforcées de renforcer cet héritage et ont privilégié le développement touristique tout en préservant la qualité de l’environnement. C’est ainsi que depuis 2005 la plage de Neuvic est récompensée par le prestigieux écolabel, le Pavillon Bleu.