Les fortifications

Ville murée, Neuvic conserve quelques vestiges de ses fortifications. Celles-ci courent en contrebas de la maison Dupuy de Marqué et se prolongent rue Saint Dominique. Trois tours jalonnent le parcours des remparts :

- La tour de l’Hôtel Saint Maixent.

- La tour des Cinq Pierres, qui accueille aujourd'hui le siège de l'Office de Tourisme, et qui doit son nom à cinq pierres insérées dans la construction, sans doute issues d'un château proche maintenant disparu, et représentant un mouton, un chien, un taureau, un oiseau et un troupeau de brebis.

- La tour Veilhan, visible depuis la rue du Commerce.

   

La rue du Commerce

 

La rue du Commerce est la plus ancienne rue de la cité, formant la principale artère à l’époque médiévale. Le promeneur peut remarquer plusieurs maisons de caractère, auxquelles s’attache une histoire particulière parfois très ancienne.

Ces demeures ont été construites par des familles nobles qui ont délaissé l’inconfort de leur château de campagne pour habiter en ville, et par de puissantes familles bourgeoises qui ont exercé des fonctions dans la magistrature, la médecine et la vie politique locale.

 

 

 
   

L'Eglise St-Etienne

 

L’église, est dédiée à Saint-Etienne, peut-être à cause de l’influence d’Etienne d’Obazine, fondateur au XIIè siècle, d’un monastère cistercien près de Tulle dont dépendaient plusieurs abbayes de Haute Corrèze.

Elle a été remaniée aux XIVè et XVè siècles.  Edifice à base romane elle se caractérise par sa vaste nef et son chevet rénové à l’époque gothique, avec un lourd clocher carré. Deux chapelles absidiales flanquent le chœur, celle du sud est consacrée à N.D. de Pennacorn, qui fait l’objet d’un culte particulier dans la région de Neuvic depuis la fin du Moyen Age.

   
   
 

www.musee-henriqueuille.com

Le Musée Départemental de la Résistance Henri Queuille est installé dans l’ancienne maison d’Henri Queuille, homme politique, dont les descendants ont légué la demeure au Conseil Général de la Corrèze.

 
Le Musée a été inauguré en 1982 par le Président François Mitterrand, en présence de Jacques Chirac, alors député de la circonscription, et du conservateur-fondateur, Marcel Barbanceys.


Tout en rappelant le contexte général des années noires de l’occupation nazie en 1940-1944, il retrace plus particulièrement la résistance des maquisards, qui fuyaient le service du travail obligatoire en se réfugiant dans les gorges de la Dordogne et de la Luzège. De caches en embuscades, de contacts en réseaux, la Haute Corrèze a toute sa place dans l’histoire générale de la Résistance française.
La résistance d’Henri Queuille incarne celle du personnel politique de la IIIè République, qui a rallié le général de Gaulle.

 

Le Musée se visite tous les jours, du 1er mai au 30 Octobre, de 10 h à 12 h et de 15 h à 18 h et sur rendez-vous le reste de l’année.

 

Il peut accueillir des groupes et proposer une conférence préparatoire à la visite. Il peut offrir des conférences itinérantes sur un thème inclus dans ses axes de travail, à définir avec les personnes et structures intéressées.

   
   

Les places de la cité

 

Plusieurs places publiques agrémentent le cadre de vie de Neuvic et remplissent diverses fonctions.

 


La place Gambetta doit son existence à une fontaine, installée grâce à une libéralité de l’abbé Veilhan, et surmontée du buste de la République au début de la IIIè République.

 

La place Henri Queuille, créée dans les années 50, a été récemment réaménagée, avec la création de passages piétonniers et la plantation d’arbres.


La place de la Mairie a fait l’objet de réaménagements successifs depuis le XIXè siècle. L’ancienne halle a été remplacée par une place où trône la statue dite du « chevrier » et qui forme une esplanade d’où l’on peut apprécier un magnifique point de vue sur les monts d’Auvergne et, en contrebas, sur un ensemble de fontaines et de jardins ornés de statues.

 

La place du champ de foire, anciennement vouée aux foires agricoles, a fait peau neuve en se transformant en espace pour spectacles de plein air.

Au rond-point des Ganottes, se trouvent quelques vestiges du couvent de Saint-Projet, sauvées de l’ennoiement pendant la construction du barrage.

 
 

Un circuit statuaire au fil des rues, ou des témoins de pierre pour l'histoire

 
 
En parcourant les rues de Neuvic, on peut s’arrêter devant de nombreuses statues qui semblent jalonner les itinéraires mais aussi se faire les témoins de chaque étape de la vie du bourg. Après le buste de la République de la place Gambetta, la Place de la Mairie a reçu dans les années 20 le monument aux morts. Sa liste de 123 morts pour la France rappelle ce que a été la saignée de la Grande Guerre de 14-18 pour les campagnes françaises.

Le plus important groupe de sculptures est dû à l’effort d’embellissement voulu par Henri Queuille. Elles sont dues au sculpteur Prozynski, reconnu et apprécié de son vivant, mais bien oublié aujourd’hui. La Fontaine du Berger, sculpture remarquable réalisée dans les années 1930, représente un couple de jeunes bergers amoureux et à l’opposée un troupeau de brebis. Au centre de ces deux groupes, une frise représente d’autres brebis s’abreuvant.

Cette sculpture a valu à Proszynski la « médaille d’or du Salon des Artistes Français »

 
     
   


Les imposantes Cariatides, qui se trouvent à l’entrée du Lycée des Métiers Marcel Barbanceys www.lycee-barbanceys.com, se composent de huit statues de 2 m dans un style art-déco contemporain représentatif du sculpteur.

Enfin, signalons toujours dans le même périmètre géographique, la Fontaine de la Poule et les deux Cariatides du jardin public se trouvant en contrebas de la Fontaine du Berger.

 

Une autre famille statuaire évoque le souvenir de 39-45, avec la place du chevrier, sauvé de la fonte par un groupe de jeunes neuvicois résistants , avec le buste de Martial Brigouleix au Musée, ou avec le monument du Puy Chaffaud.

 
   

Réalisé par Raymond Couvègnes, elle représente un maquisard nu à l’antique symbolisant la force masculine.

Placé à l’orée du bois, il tient une grenade à la main droite tout en faisant signe à ses compagnons de le suivre. Ce monument dédié à la résistance incarne l’action prédominante des maquisards neuvicois.


Plusieurs stèles  rendent hommage à Henri Queuille.


A signaler aussi, au lycée agricole, un très beau cadran solaire en forme de coq.

   

Les ressources de l'environnement

 
   
   
 

Dans le sillage de son identité rurale et de sa vocation scolaire, Neuvic s’affirme comme une cité de l’environnement. Deux importantes structures sont implantées sur le territoire communal et sont à la disposition des publics de toutes catégories : touristes, scolaires, étudiants, chercheurs, particuliers, associations, collectivités, etc.

 


- le Centre Permanent d’Initiatives Pour l’Environnement www.cpie-correze.com.fr, créé en 1978, fait partie de l’union nationale des CPIE. Ses objectifs sont résumés par sa devise : chercher, développer, transmettre. Il assure de nombreuses missions de tourisme vert et d’accueil de classes vertes, grâce à son centre du Vent Haut, et aide les collectivités dans l’élaboration de projets environnementaux. Il effectue également des prestations à caractère pédagogique.

 
 - La Maison de l’Eau et de la Pêche (M.E.P), créée en 1995 remplit elle aussi une fonction d’animation et de préservation, en se spécialisant sur les milieux halieutiques. Organisatrice de parcours pêche, elle constitue un centre de ressources précieux pour l’information sur les barrages de retenues. Elle a accueilli dans son laboratoire scientifique lié au CNRS plusieurs étudiants en thèse de haut niveau.
   
   
 

Aux alentours

 
   
   
 

A 1 km du bourg, tel un joyau des eaux dans un écrin de verdure, le lac de la Triouzoune offre ses 450 ha à la détente, au loisir et à la découverte de la nature.  Aujourd’hui, de nombreux loisirs jalonnent votre parcours autour du lac : baignade, voile, motonautisme, randonnées, tir, et golf de 2 fois 9 trous, etc.. Premier lac artificiel de la région, le lac de la Triouzoune est né en 1945 de la retenue des eaux de la Triouzoune, dans le cadre d’un vaste programme de construction de barrages hydro-électriques le long de la Dordogne.

 

A la sortie de Neuvic, un parcours de santé qui s’insère avec bonheur dans un cadre boisé est à la disposition des marcheurs, sportifs et amateurs de footing. Il se double d’un arboretum dont les éléments saillants ont fait l’objet de notices élaborées par les élèves du collège de la Triouzoune et leur professeur de sciences naturelles.

 

La chapelle N.D. de Pennacorn est édifiée sur les lieux mêmes où , selon une pieuse légende mariale du Moyen Age, la Vierge Marie serait apparue une nuit d’orage à un vieux charretier égaré cherchant à regagner le château de Veilhan. Le bâtiment actuel, construit sur un terrain appartenant à la famille d’Ussel, remplace  le sanctuaire initial. Inauguré en 1935, il a été restauré en 1985 et doit faire l’objet de nouveaux travaux.

 
 

Le Château du Mialaret www.lemialaret.com, datant du XVIème et dont le nom signifie la pommeraie, se situe à la sortie de Neuvic dans un parc boisé d’une superficie de 49 ha. Ce domaine est entièrement consacré au tourisme. Doté d’un restaurant, d’un camping, de gîtes en bois, d’une discothèque, d’une piscine et de nombreux autres aménagements, il accueille tout au long de l’année un public de plus en plus nombreux. Le célèbre photographe Robert Doisneau y a séjourné avec sa mère durant une année à l'âge de 7 ans. 

En direction de Mauriac, on peut encore rêver, sur le pont de Saint-Projet, au village englouti  portant le même nom, dont à la faveur d’une baisse du niveau de l’eau, on aperçoit au loin quelques vestiges. Le village, groupé autour de son église et son couvent, fondé par le seigneur de Ventadour au XVè siècle, a connu de multiples péripéties, des guerres de religion à la révolution. La mise en eau du barrage de l’Aigle, en 1945, a noyé Saint-Projet, et trois autres petits villages, Valette, Valbeynette, Nauzenac. Les restes du couvent de Saint-Projet ont été transportés à Neuvic d’Ussel et sont visibles sur la route qui conduit au lac.